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La révolution textile est-elle en route ?
Une centaine de fabricants et de distributeurs de textile américains sont en passe de lancer sur leur territoire un outil de mesure pour connaître l’impact environnemental de leurs produits. L’EcoIndex, mené par les plus grandes compagnies de textiles du monde comme Nike, Timberland, Levi Strauss, Adidas ou Patagonia. Cet index permettrait de mesurer l’impact de leurs produits tout au long de la chaîne de production. Les fournisseurs seraient aussi soumis à un questionnaire permettant de mieux connaître leurs pratiques et de déterminer leurs impacts sur l’environnement.

Le challenge est réel pour le secteur du jean, produit de masse s’il en est. Le bilan environnemental de ce vêtement de travail désormais produit de mode universel est particulièrement lourd : consommation d’eau, de pesticides, de produits chimiques toxiques lors du blanchiment…

Est-on au début d’une nouvelle ère ?

Certaines marques créateurs comme Marithé et François Girbaud attirent l’attention et proposent un jean délavé au laser, donc sans eau. La gamme Organic Raw de G-Star est aussi réalisée avec une attention particulière pour réduire les pesticides, les substances chimiques, la consommation d’eau et l’énergie. Kyuchi, marque crée par l’ONG néerlandaise Solidaridad est exemplaire à ce propos : 100% quasiment de matériaux bio, tels que le Tencel, le chanvre ou de matériaux reyclés.

Autre coup de projecteur, sur la toxicité des process de production cette fois, des distributeurs annoncent ne plus référencer les « jeans qui tuent ». Deux grandes enseignes du prêt-à-porter, H & M et Levi Strauss se sont engagées à ne plus produire de jeans délavés à partir du procédé de sablage. Dans un communiqué commun publié début septembre, elles invitent tous leurs concurrents à en faire de même. « On veut donner une impulsion et vraiment être irréprochable sur le sujet », explique Julia Duhamel, chargée de la communication de H & M. « H & M fonctionne sans cette technique extrêmement dangereuse depuis 2006 mais la nouveauté c’est que nous avons formalisé cette interdiction. Nos fournisseurs signent un code de conduite et plus aucune commande ne sera passée avec des fournisseurs qui utilisent le sablage », détaille Julia Duhamel.
Les deux marques s’engagent à utiliser dorénavant les techniques du grattage, manuel ou industriel. Un procédé sans danger pour la santé, selon H &M. Reste à savoir ce qu’il en est au niveau de l’impact de cette technique sur l’environnement.

En savoir + ?
Bientôt un Café de l’EcoDesign spécial Textile avec la participation de Zora la Fée.
Programmation en cours, à découvrir sur notre site www.observatoire-ecodesign.